« L’important pour moi est qu’ils s’investissent »

Marion, Professeure de Français

Pour ma part, le confinement a eu lieu 2 semaines après mon arrivée dans un collège en tant que remplaçante. D’un point de vue logistique ça a été hyper galère : pas d’accès à l’ENT, donc pas de contact avec les élèves ou leurs parents. Donc je fais tout par email, je leur envoie un mail tous les deux jours avec des propositions d’exercices et des corrigés. C’est bien parce qu’ils ont tous un manuel donc on peut travailler à partir du même support, mais ce n’est pas l’idéal. 

Je sais pas, je n’arrive pas à savoir ce qui se passe du côté des élèves. J’ai tellement hâte de savoir comment ça s’est passé pour chacun d’entre eux. Quand je vois des élèves qui viennent d’atterrir après 4 semaines de confinement, ma première pensée est de répondre froidement mais je me suis rétractée. Je me rends compte que je ne peux pas savoir ce qu’il se passé. Il vaut mieux se prémunir de tout jugement parce qu’on ne connaît pas la situation de chacun.

Avec l’idée qu’on n’allait pas évaluer les enfants pendant cette période, l’important pour moi est qu’ils s’investissent, qu’ils fassent quelque chose. Des élèves en grande difficulté qui me répondent, c’est très positif. Pour beaucoup d’élèves c’est pas tant qu’ils n’ont pas envie mais il faudrait être avec eux tout le temps. Ce dont ils ont juste besoin, c’est d’un suivi plus personnalisé, ensuite ils y arrivent très bien. Là, à distance, je ne peux pas les guider.